06 février 2015

Saint-Valentin à Saint-Emilion

 

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Entre Valentin et Emilion, il y a un jeu de Rol où les fruits de la passion arrivent à maturité. Ainsi, avec ses yeux en forme d’amande où il reste un zeste d’enfance, Marie Bénédicte Lefévère n’a jamais renié ses origines corréziennes : ses ancêtres sont présents dans le vignoble bordelais  depuis le XIXème siècle ; avec un fermage pomerolais à Tour Robert et un autre sur Saint-Emilion à Château Badette son père Dominique Leymarie est bien positionné : " Il trouvait le travail de la vigne trop dur pour moi » explique  de sa voix suave cette passionnée du vin" aussi il m’a poussé vers des études de pharmacie. Néanmoins je prenais toujours des vacances en septembre pour faire les vendanges et vinifier avec lui. Mes diplômes en poche, j’ai travaillé dans plusieurs officines. »

 

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Au moment de s’installer, cette cavalière de charme contourne l’obstacle en refusant toutes les pistes de la pharmacopée. Alors, preuve d’amour suprême, Christophe son mari lui achète le Château Sansonnet pour assouvir sa vocation. Ce vignoble de 7 hectares sur Saint-Emilion jouxte le premier grand cru classé Trottevieille, au nord est de l’appellation, sur le point le plus élévé du plateau argilo calcaire. Voilà une belle histoire de Saint-Valentin à Saint-Emilion.

Dès son premier millésime en 2009, Sansonnet se fait remarquer pour son tanin enveloppant avec une sève éclatante et une finale fraîche harmonieuse. Les  2010 et 2011 sont de sacrées réussites et en 2012, Sansonnet retrouve son rang de grand cru classé.

Si 2013 s'est bien positionné dans la hiérarchie de la rive droite,

le 2014 s'annonce sous les meilleurs auspices.

Portée par sa passion, Marie Bénédicte entend dans les deux prochaines décennies propulser son cru dans les premiers de la classe car elle entend écrire en majuscule l’histoire de ce cru émergent.

 

Sansonnet, Saint Emilion Grand Cru

http://www.sansonnet.com

1 Sansonnet 33330 Saint-Emilion
Tel. +33 (0)9 60 12 95 17
Fax +33 (0)5 57 25 01 56
contact@chateau-sansonnet.com
 
 

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13 janvier 2015

L'Anjouvence du Salon des Vins de Loire

Pour bien préparer le Salon des Vins de Loire 2015, il faut regarder dans le rétro ce qui a créé de l'émotion dans les derniers mois.

De ce point de vue, la Paulée de l'Anjou Noir reflète l'un des temps forts de l'art de vivre ligérien :

L’Anjou noir traduit de façon imagée, les terroirs de schistes composés de roches aux reflets gris, anthracites, bleutés ou bruns de l'extrémité est du Massif Armoricain. Cette désignation marque sa différence avec les terroirs de « l’Anjou blanc », caractérisé par la présence de calcaire. Loin de tout obscurantisme, cet Anjou résonne avec sa grandeur culturelle en même temps que culturale à travers une Paulée de l’Anjou noir qui regroupe chaque année une quarantaine de vignerons à la fin de Juillet. Tous possèdent la même philosophie,  des vins de terroir et de l’engagement en bio.

 

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Cette année c’est le Château des Vaults  dans le centre de Savennières qui accueille l’évènement.

 

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Sa propriétaire, Evelyne de Pontbriand est une grande dame du vin qui sait recevoir. Ses salons abritent une dégustation de 56 vins qui reflètent au mieux cette région trop méconnue de l’amateur.

Parmi les pépites il convient de signaler l’Anjou rouge 2013, cuvée Le Roc au tanin longiligne persistant et racé.

Ce 100% cabernet franc sur schistes offre une élégance rare sur le secteur. Produite par le talentueux Philippe Delesvaux, elle est tarifée 6,80 euros.

Autre rouge bien dans ses tanins, l’Anjou Villages du domaine des Grandes Vignes, l’Ancrie 2011 : ce vin vendu 12 euros séduit par sa maturité et son soyeux.

Ce millésime va bien également à la cuvée Nature en soi du Domaine de Rochambeau au tanin lissé qui dégage de belles flaveurs de tabac. Pour 7,80 euros il figure dans les bons rapports qualité/prix.

Si l’on change de couleur, on peut ranger dans cette catégorie, pour 11,50 euros, l’exceptionnel Anjou blanc 2012, Les Rogeries du domaine Richou floral, minéral, avec une tension très stylée.

Pour un euro de plus, on peut succomber à la tentation du Clos du Frère Etienne, avec laquelle on communie pour sa franchise de constitution. Dans les mêmes sphères on ne peut que sanctifier la persistance florale et minérale, élégante du domaine de la Bergerie pour son Croix Picot 2012.

On entre alors dans le tabernacle des Savennières qui dépassent toutes les querelles de chapelle avec un Enclos du Château du Breuil 2011 tout en devenir, une Jalousie 2013 du domaine du Closel, enveloppante et tranchante, suivi d’un Clos du Papillon 2011, dense iodé et profond.

Pour célébrer les 800 ans de la victoire française de la Roche aux moines sur Jean Sans Terre, on crie Montjoie sur le 2012 de Tessa Laroche, généreux, percutant et précis. Sur cette même année la Coulée de Serrant démontre également qu’elle vaut bien un royaume. Baudoin Premier règne toujours sur « les Gâts « qui sont vraiment de la narine, car cet Anjou blanc fait saliver au premier coup de nez, comme le Franc de Pied Authentique 2012, un chenin pur et généreux de Philippe Delesvaux.

La tendreté swingante dans la cuvée Si-Do-Ré de la Closerie du Bois Joli constitue une révélation comme les crus de Pierre Chauvin ou de de Jean-Christophe Garnier. Parmi les autres réussites, signalons les vins du Clos de l’Elu, frais et aériens, du Château de Bois-Brinçon délicieusement salins ou les crus pleins d’humour bachique de Pithon-Paillé.  

En chœur, la divine liqueur des 3 Demoiselles constitue un hymne à l’Aubance, et la Passion 2009 selon Juchepie layonne avec sensualité. On décroche la Lune avec le blanc 2012 de Marc Angeli dont le Rosé d’un Jour rime avec toujours.

Viennent ensuite dans le parc à l’anglaise du château des Vault des agapes vigneronnes grand cru sous un velum tendu comme un chenin. Les magnums de rouges 2010 sortent de leur réserve !

La cuvée Garance de Xavier Cailleau constitue un hymne au pineau d’Aunis : floral et poivré, il se révèle aérien, on en apprécie toute la subtilité.

Le Champ de Pierre du domaine Richou est renversant de plénitude veloutée et de gourmandise ; cette parcelle tire sa complexité d’un sol de schiste gréseux et de quartz, et quand on annonce le cépage gamay pour un tel bonheur, on pousse un oh d’étonnement et l’on retend son verre…  

 

Parc des Expositions d'Angers

Route de Paris

49044 ANGERS Cedex 01

Téléphone : 02 41 93 40 40

Télécopie : 02 41 93 40 50

http://www.salondesvinsdeloire.com

Coordonnées GPS du Parc : Commune de Saint Sylvain d'Anjou

  • Longitude : 00°29'43''OUEST
  • Latitude: 47°29'52''NORD

 

 

Retrouvez-nous le Lundi 2, Mardi 3 et Mercredi 4 Février 2015 au Parc des expositions d'Angers.
De 9h à 19h les lundi et mardi
et de 9h à 18h le mercredi.

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10 janvier 2015

JE SUIS CHARLIE !

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02 janvier 2015

2015 : A La Pointe de La Truffe !

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Aux derniers souffles de 2014 et aux premières lampées de 2015, derrière ses lunettes millésimées, Eric Monneret, directeur talentueux du Château La Pointe est un trufficoteur de Pomerol qui pratique le racolage actif. Son nez  s’allonge dès qu’on lui susurre dans le creux de l’oreille le mot magique. Avant tout « Merlot la Senteur », il cave avant d’encaver tout en confiant le soin de ses agapes à Philippe Delobel. Ce chef connu des crus les plus veloutés de la rive droite est le metteur en saveurs à la hauteur des évènements.

Pour se mettre en bouche le Château La Pointe 2013 est un Pomerol tout en subtilité florale, il sonne juste sur ce millésime.

Il vient compléter au plus au niveau,

le 2012 voluptueux,

et le 2011 plus en droiture.

Lorsque la tranche de pain de campagne grillée arrive coiffée d’un beurre demi-sel et d’épaisses lamelles de truffe noire, le 1999 plein de charme répond par son soyeux énergique et le 2006 énergique offre de longues tirades à cette amuse truffe.

 

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Plus sensuel le 2009 enveloppe une pomme de ris de veau piquée à la truffe. On est sur un accord jouant ici sur les textures.

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Avec le comté et beurre truffé, on fait donner le 2012 qui apporte sa fraîcheur et sa sève sur le grain du fromage.

 

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Ce millésime vaillant convient bien également à la mousse ivoire infusée à la truffe en coque chocolat. La saison du diamant noir qui devrait être excellente va s'emballer dans les prochaines semaines, elle s'annonce échevelée jusqu'en Mars.

Bonne année truffière!

 

SCE Château La Pointe
BP 63 33501 Pomerol - Libourne cedex - France
Tel. +33(0)5 57 51 02 11
Fax. +33(0)5 57 51 42 33
Gps. 44.92555, -0.21685

http://www.chateaulapointe.com/

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2014

Péché de gourmandise à Fontevraud

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 L'air vivifiant automnal dessine dans le cloître de Fontevraud des sinuosités vagabondes : Le brouillard enveloppe le réfectoire et la  salle capitulaire. Le blanc manteau de tuffeau de l’hostellerie de l’abbaye s’ouvre sur l’accueuil déambulatoire qui nous replonge au XIIème siècle. Les ombres de Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre, de Pétronille de Chemillé la première abbesse ou d’Aliénore d’Aquitaine hantent les lieux qui dégagent une sérénité empreinte de naturalité cistercienne.

 

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Dans la salle de restaurant, bercés par l'élégant ballet des serveurs, les conversations se font plus espacées lorsque le champignon de Paris façon Fontevraud alimente les premiers commentaires : la farce de pintade, le dégradé de texture, l’émulsion crémée donne un sens à ce produit cultivé dans les caves  alentours.

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Le turbot laqué au miel de l’abbaye est translucide et les petits légumes vinaigrés qui l’escortent jouent l’aigre-doux habile avec de jolies finales amères, cela entre parfaitement en composition avec un saumur blanc 2013 du Château de Villeneuve tout en tension agrumesque.

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Le parmentier de ris de veau possède cette assise douillette qui vous réchauffe le cœur aux premiers frimas.

Plus osé, l’accord entre crème brûlée au citron et olive noire apporte une connotation aliénoresque au dessert.

La technique parfaitement maîtrisée du chef Thibaud Ruggieri fait déjà merveille.

Ce bocuse d’or tient là son premier piano en soliste et la partition est parfaitement maîtrisée. La carte des vins orientée sur le Saumurois,l’Anjou et la Touraine colle parfaitement à ce lieu touché par la grâce des Plantagenêt.

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Abbaye Royale de Fontevraud

                                                                                    Fontevraud-L'Abbaye, Saumur, France
02 41 51 73 52

 

 

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26 novembre 2014

Billecart Salmon : Les bulles du Relais Saint-Jacques

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 Fabrice Girard est un bon génie du goût qui voit plus loin que les bulles de Billecart Salmon dont il est un metteur en saveurs remarquable. Ami de tous les chefs et de tous les domaines viticoles dignes de ce nom, ce nantais pur Muscadet est un véritable guide à lui tout seul.

Le 17 décembre prochain, il sera l'instigateur d'alliances mets/vins au Relais Saint-Jacques à Déols : à cette occasion le chef Jean-Marie Laplace, un des piliers de la gastronomie ligérienne sera en première ligne.

La présélection des mets et des Champagne se révèle serrée et de haute volée : incontestablement le brut sans années, avec ses fines notes de fleurs blanches offre une allonge saline qui va chercher la substantifique iode des rillettes de cabillaud au gingembre et coriande et le fumé d'un acra de jambon ibérique.  Il donne également de la légèreté à un cake au chorizo.

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La texture émouvante du Brut sous bois entre parfaitement en composition avec un opéra de foie gras à la mangue et au pain d'épices. Le vin résonne également sur le soyeux d'un foie gras et sa quenelle de fruits secs. On est sur un accord de sensualité raffinée.

Le blanc de blancs grand cru joue le grand air des terroirs d'Avize, Cramant et Le Mesnil, il révèle ses trois origines en titillant une fondue de poireaux croquante couronnée d'une escalope de saint-jaqcues et de caviar de Sologne escortée d'un beurre citronné. On est dans le registre de l'onctuosité de la coquille soulevée par la vivacité et la tension du Champagne.

De grande vinosité, avec un profil svelte persistant le Nicolas François Billecart 1999 enveloppe parfaitement des ris de chevreau coiffés des premières lamelles de truffe noire de la saison.

Finement fruité et élancé, tendrement profond le Billecart rosé fait un savoureux va et vient avec un croustillant aux fruits de la passion. Ces bulles de fête sont celles de l'Avant, et avec de tels crus, c'est Noël tous les jours !

 

Relais Saint-Jacques

Autoroute A20 - Sortie 12 - Direction aéroport -

36130 Châteauroux Déols -

Tél. 02 54 60 44 44 -

Fax. 02 54 60 44 00

www.relais-st-jacques.com

 

 

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02 novembre 2014

Hubert de Montille et Pierre Caslot : Des mémoires du vin !

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Ancien bâtonnier du barreau de Dijon, vigneron de talent sur Volnay, Hubert de Montille était un épicurien de la robe. Le 1er novembre 2014, c’est en soulevant la jupe d’un Pommard Rugiens 1999 au milieu de ses amis qu’il goûta une dernière fois ce  à ce cru fantastique admirable de soyeux, d’énergie et de distinction avec ses accents de tabac, de cèdre et une touche de noyau.

Cette figure picaresque du vignoble mondial garda contre vent et tanins le goût juste des grands pinots de la Côte d’Or alors que dans les années 1980 et 1990, une bonne partie de la Bourgogne faisait dans la facilité. Il connaissait tous les codes du vin et de la table ; acteur majeur de l'Académie nationale du vin, cette tête d’affiche du film Mondovino est mort sur cène comme un preux chevalier du Tastevin en digne commandeur de la confrérie bourguignonne de la tête de veau.

Enfant de Bourgueil et de la Paulée des vins de Loire, Pierre Caslot s’est éteint quelques heures avant la Toussaints des suites d’une longue maladie. Ses Bourgueil 1964 et 1955 avaient enflammé le Grand Tasting et ses millésimes vénérables constituent autant de témoignages des grands cabernets francs. Il avait fait de sa cave de tuffeau, une des plus belles cathédrales du vignoble français ; on s’y laissait bercer par les Busardières, Chevalerie, Peu Muleau, ou Busardières, crus bien en tanins très recherchés des amateurs. Ses anecdotes truculentes, son sens du casse-croûte en faisaient un compagnon de libations très recherché.

Il était au vignoble ligérien, ce que Jean Carmet fut au cinéma, avec la même poésie de la vie. Stéphanie sa fille et son frère Emmanuel perpétuent la flamme.

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25 octobre 2014

Cos Labory

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Ce Cos qui dominait géographiquement le secteur fut divisé en deux à la révolution, avec d’un Côté Cos d’Estournel et de l’autre Cos Labory. Après une nouvelle union en 1845, les deux crus furent définitivement séparés en 1852. Georges Weber acheta les 18ha dans les années 1930 et son gendre François Audoy en devint propriétaire durant le millésime 1959. A sa mort son fils Bernard reprend le flambeau rejoint depuis par ses frères Stéphane et Martial: ici on travaille en famille, sans faire de tapage et surtout sans surjouer les tanins.Grâce à son humour tannique et sa poignée de main merlotée, Bernard Audoy est devenu l'une des figures les plus attachantes du Médoc. Avec lui, on navigue en pleine confiance. Son sens du dialogue explique son élection à la tête du syndicat en 2000.

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Au niveau terroir, Cos Labory offre des similitudes avec son prestigieux voisin, avec toutefois moins de bonnes graves et plus d’argilo-calcaire. Les vins évoluent parfaitement, et la verticale effectuée de 2012 à 1934 prouve qu’il est plus fringuant que bon nombre de châteaux mieux classés du Médoc. C’est une heureuse surprise ! Ce cru moins médiatique que d’autres constitue pour l’amateur un excellent rapport qualité/prix ; en plus la propriété reçoit sur rendez-vous, et vend sur place des millésimes qui ont déjà quelques années de bouteille. On aime lorsque ce vin prend de l’âge : ses accents de réglisse, de tabac, de cèdre voire de truffe constituent une aromatique complexe. Le corps offre une assise de tanins franche bien corsetée.

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Les derniers millésimes ont cette profondeur épicée qui fait le charme de Saint-Estèphe.

Il faut risquer alors le Magnum !

En voici la dégustation complète

 

 

2012: Tanin gourmand bien enrobé avec du dynamisme.

2011: C'est une nouvelle fois l'une des réussites du millésime avec une souplesse en attaque et une belle finale épicée.

2010 : Tanins savoureux, enrobés, accents floraux, c’est élégant, long et précis.

2009 : Vin puissant avec une bonne maturité, très ample, et une superbe allonge.

2008 : On a les accents réglissés classiques du cru, avec un joli fond, du corps et de la profondeur.

2007 : Vin d’une grande franchise de tanins avec la souplesse du millésime.

2006 : Un grand classique, avec de la droiture dans le tanin, et une fin de bouche épicée.

2005 : Le vin évolue de mieux en mieux en bouteille et il offre un raffinement de corps, de texture avec de délicieux accents épicés.

2004 : Tanins encore fougueux, de l’allonge avec un fond épicé.

2003 : Ce vin sèveux possède le volume que l’on est en droit d’attendre sur un classé stéphanois, on a une juste maturité.

2001 : Tanin en tension, belle longueur, de la fraîcheur, épicé, grand classique qui gagne en raffinement au fil du temps.

2000 : Plus rond et profond au nez, avec des accents torréfiés, plus de chair en attaque et une bouche sensuelle. Très belle réussite.

1996 : Robe très sombre, nez profond et compact, les tanins sont longs, épicés avec une fin réglissée. Plus en potentiel.

1995 : Nez de café, de chocolat noir, attaque onctueuse, tanins suaves et bien corsetés. Vin généreux, donne déjà beaucoup de plaisir.

1990 : Nez de café, moka, d’épices orientales, tanins parfaitement fondus, avec ce qu’il faut de suavité, des rondeurs et une belle longueur. Plus long que le 1989.

1989 : Plus tannique, encore de la tension dans le tanin, fraîcheur en fin de bouche.

1986 : Nez réglissé et menthé, le vin se révèle profond avec de la tension et des tanins enveloppants et épicés, belle fin menthée.

1982 : Il y a de la chair, des tanins soyeux, et une belle densité avec une fin sur l’eucalyptus.

1978 : On est en vivacité avec de l’attaque et une trame acide derrière qui tient le vin.

1970 : Nez de réglisse avec quelques accents de truffe, la bouche est splendide, avec une ampleur de première saveur, et une profondeur épicée avec quelques accents de tabac en finale.

1964 : Nez un peu ferreux, belle attaque suave mais derrière le vin se durcit. Il y a un problème sur la bouteille.

1959 : Nez de truffe avec une richesse sous-jacente, en bouche, on a la plénitude absolue, avec une texture suave et de la profondeur, le vin ne bouge pas au bout de trois heures, il reste très grand.

1955 : Nez de réglisse et de tabac, attaque suave avec des tanins longs et droits qui ont encore de la chair et une fin menthée et épicée, c’est un bon classique.

1934 : Heureuse surprise, avec un nez très subtil de raisins de Corinthe, de tabac, de cumin, de menthe ; bouche raffinée, avec une attaque suave, et même si le tanin se durcit très légèrement, la finale menthée et épicée a de la classe.

 

 

 

Château COS LABORY
DOMAINES AUDOY
33180 Saint-Estèphe
Tél. +33 556 593 022
contact@cos-labory.com

http://www.cos-labory.com

 

 

 

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18 septembre 2014

Faire grand K de la pâtisserie : Michel Kremer

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En 1994 lorsque Michel Kremer s'implante à Argenton-sur-Creuse, il n'a que quatre personnes autour de lui pour fabriquer ses chouquettes.

 

Vingt ans après, ils sont plus de 160 à travailler sur le site de la Venise du Berry.

 

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Cette entreprise familiale maîtrise avec succès la rencontre de l'exigence artisanale et les contraintes de la production industrielle, avec la passion du goût juste; elle la cultive en collaborant depuis plus de dix ans avec le maître Jacques Puisais, fondateur de l'institut national du goût.

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Celui-ci est impitoyable sur les essais d'un nouveau produit, il faut souvent plus d'une année pour trouver un juste équilibre entre les saveurs et les textures : les yeux vifs,la fossette malicieuse, l'oreille aux aguets, toujours un bon mot accroché aux lèvres, Michel Kremer possède une règle éthique qui l'habite depuis le début : il ne veut pas utiliser les texturants, les conservateurs ou les colorants artificiels. Tous les contrôles de traçabilité sont d'une grande rigueur.

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Côté innovation, le chef parisien doublement étoilé du Mandarin Impérial Thierry Marx crée et revisite les grands classiques de la pâtisserie. Choux, macarons, gâteaux au chocolat, cakes, gougères conservent l'esprit du "Fait Maison" et sont dignes des prestations des meilleurs pâtissiers étoilés. Ils sont vecteurs d'une émotion, d'une humeur, d'un désir; Il ne reste plus à cet entrepreneur du goût qu'à créer dans la capitale un établissement qui pourrait répondre au nom le plus suave du Chouquet's.

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                                          Pâtisserie Michel KREMER
                                           Z.I Les Narrons
                                        36200 Argenton-sur-Creuse
                                      Tel: 02 54 01 41 41  contact@patisseriekremer.fr                     http://www.patisseriekremer.fr/

 

 

 

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05 septembre 2014

Edouard Loubet, la poésie gourmande du Luberon

 

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La bastide de Capelongue nichée dans la garrigue domine le village ocre de Bonnieux accroché à son piton rocheux.

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Édouard Loubet, le chef est l’un des  plus incisifs de sa génération et il mériterait vraiment une troisième étoile Michelin. Sa cuisine d’une absolue précision, épurée, naturelle joue dans un registre provençal très inspiré. Chez lui, prendre des risques a réellement du sens. Son tour de main d’une absolue légèreté fait résonner les plats d’une carte limpide et moderne avec des assiettes au graphisme élaboré ; les accords mets/vins y sont souvent échevelés et les crus du Lubéron  sont prioritaires.

On s’ouvre l’appétit par un cornet d’anchoïade aux légumes croquants, soyeux et craquant. Il fait la courte échelle au rosé 2013 du Château de La Canorgue, un Luberon tout en vivacité mais avec suffisamment de mâche pour cajoler un cromesquis d’agneau à la moutarde de roquette fondant.

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La déclinaison de la tuber estivum appartient aux fulgurances du goût. La truffe est servie chaude dans un feuilletage, escortée d’un coulis de maïs à la mélisse froid : son acidulé fait pleinement ressortir les flaveurs estivales de la rabasse. Pour rendre l’ensemble encore plus tonique, une mousseline de girolle truffée et sa soupe à l’agastache anisée apportent un coup de fouet en poussant le acides. Quoi de mieux sur cette crête de saveurs qu’un blanc de Bonnieux 2013, Sélection Edouard Loubet ; le cru claque en bouche, avec ses accents de garrigue. Le vin appuie ce feu d’artitruffe sans aucun artifice.

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Plus en douceur, un lait d’amande caresse  des anchois soyeux ravis de la compagnie de cerises farcies à la mousse aubergine. Tout rebondit grâce à l’iode d’un caviar séché ; il entre en énergie positive avec le Château de La Canorgue blanc 2012 qui exhibe des notes salines nuancées de fleur d’oranger ; le vin se divertit, il accepte les tonalités du met tout en ouvrant sur le grand large des saveurs marines qui se poursuivent avec un saint-pierre : ce poisson prend à son bord un jus de vin blanc et d’immortelle, plante toute en puissance provençale : « J’ai créé ce plat à partir de la cuvée L’Odalisque 2012 de Sylvain Morey, car ce blanc du Luberon noiseté,minéral et frais m’a particulièrement inspiré par son équilibre entre puissance et élégance » lance en souriant le poète des fourneaux.

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Déclinée en madeleine, sorbet et crème brûlée, la lavande appelle soit une vodka  glacée servie avec une eau pétillante ou tout simplement une infusion au romarin, un type d’accord propre  à la Bastide de Capelongue où le chariot de tisanes constitue un véritable abécédaire.  

 

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Le Domaine de Capelongue

Les Claparèdes, Chemin des Cabanes
84480 Bonnieux
Tél. +33(0)4 90 75 89 78
Fax +33 (0)4 90 75 98 67

 

 

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