Paulée des vins de Loire, Lundi 10H33, Chartres vaut bien une messe !
Contre la déprime politico-économico-médiatique, je conseille la Paulée des vins de Loire à Chartres, chez les Jallerat, Hoé, Hoé, serviette dans la main gauche et nappe sur la tête ...
C'est la meilleure manifestation bachique du monde et toutes les têtes couronnées du fleuve royal comme les profanes du tanin s'y retrouvent.
Mon ami Alain Fourgeot dans ses petites lampées vous a remarquablement présenté la journée du lundi, à partir de 12H17 !
Il y a pourtant juste avant, dans le off de la Paulée un instant que l'on vole à la matinée avec délice, une dégustation des Bourgueil vénérables de Pierre Caslot ...
Air patelin, oeil gaillard, cet allumeur de tanin n'a pas son pareil pour déboucher à partir de 10h33,
un 1964 délicieusement épanoui,
un 1955 au tanin encore énergique, (par gourmandise, j'ai retendu mon verre par trois fois),
un 1976 de belle fraîcheur,
un 1989 jeunot, un 1997 déjà harmonieux,
un 1996 exceptionnel,
un 2006 prometteur,
un 2005 bien dans la tonalité du millésime d'exception,
un 2009 racé à souhait.
Dégustés dans la salle du Madrigal du Grand Monarque, ces vins affichent une malice rabelaisienne à faire galoper un évêque un vendredi saint.
J'ai d'ailleurs toujours pensé que Frère Pierre Caslot était un moine défroqué du cabernet. Pour continuer dans la spiritualité, quoi de mieux que de déguster un Savennières 2010 de Patrick Baudoin devant la rosace de la cathédrale de Chartres !
Le vin prend alors de la verticalité et l'on peut à 11h23 savourer comme il se doit une omelette préparée avec amour par la famille Jallerat.
Merci Geneviève, Georges, Bertrand, Olivier,
car à 10H33 vous étiez en train de préparer le grand déjeuner de la Paulée et vous étiez d'une disponibilité à convertir tous les réfractaires du cabernet franc !
Ces moments improvisés sont tellement rares, que je reprendrai bien encore une fois de ce 1955, si long en bouche ...
BEST WESTERN LE GRAND MONARQUE -
22 place des épars - 28000 Chartres -
Tel. : +33 (0)2 37 18 15 15 - Fax : +33 (0)2 37 36 34 18 -
info@bw-grand-monarque.com
http://www.bw-grand-monarque.com
Mariage pour douze, c'est à Pomerol et c'est Gay !
Pour les primeurs 2012, c'est mariage pour douze, avec PMA (Pomerols Merlotés Ascensionnels) et un point d'encrage Gay incontestable.
Une nouvelle fois le Château Le Gay de Catherine Péré-Vergé affirme ses prétentions. On en apprécie la superbe assise tannique de façon continue du début à la fin de bouche avec un vin qui prend de la complexité, au fur et à mesure de son évolution dans le verre. Ce vin possède un volume particulièrement harmonieux, il est promis comme tous les millésimes précédents à un grand avenir. Le second vin, le Manoir de Gay offre une souplesse savoureuse, et il permettra d'attendre le grand vin.
Du côté de la Vray Croix de Gay, on reste sous le charme de l'allonge stylée et persistante avec une aromatique florale et quelques nuances fumées. La bouche a de la résonnance avec une finale sur la violette qui signe les grands vins du millésime. C'est sur ce type d'année que l'on voit l'évolution d'un domaine, on peut ainsi mesurer le travail d'une équipe où évolue le bon docteur Alain Raynaud qui fit la gloire de la Croix de Gay et de La Fleur de Gay.
Parole d'Evangile, je poursuivrai ma Gay pride prochainement sur le plateau magique, où quelques hectares de Croix de Gay rentrent depuis 2011 dans le Pomerol d'Eric de Rothschild.
De Trotanoy à Trotamoy
Trotanoy est l'un de mes crus de Pomerol préférés car il exhale les flaveurs de truffe les plus nobles. Voisin de Pétrus, Trotanoy compte 90% de merlot pour 10% de cabernet franc. Cette propriété phare des établissements Jean-Pierre Moueix, dispose de 7,2 ha idéalement placés sur le plateau argileux. Son sol se compose pour moitié d’argiles noires et 50% de graves argileuses, sur un sous sol d’argiles. Cette mixité des terroirs donne au vin à la fois de la puissance, de l’élégance et de la profondeur. Par miracle il a échappé au gel désastreux de 1956.
En gascon Trotanoy signifie «trop d’ennui», car ici le sol est très difficile à cultiver ; en revanche c’est un véritable bonheur pour la vigne ; pour identifier la propriété, on se repère à l’éolienne, dont l’esthétisme cadre parfaitement avec les lieux ; ce que les amateurs apprécient dans Trotanoy, c’est son intensité aromatique et sa juxtaposition de notes chaudes, d’amande grillée, de truffe, et de réglisse ; c’est l’un des pomerols les plus sèveux et sa sensualité séduit : les 1967,1964,1971,1975,1970,1982 et 1990 sont actuellement fabuleux ; sur des millésimes de sécheresse comme en 2003 Trotanoy arrive à tirer son épingle du jeu, il garde toute sa fraîcheur ; dans ce cas, le sol joue son rôle mais également la date de vendange avec une extraction la plus douce possible ; ce cru qui représente la quintessence de Pomerol offre un 1999 qui est d'un grand charme; le 1998 possède cette profondeur truffée des grands millésimes, le 2000 sort de ses langes, les 2005, 2009 s'annoncent somptueux et le 2010 remarquable ! Edouard Moueix qui couve ce cru a réalisé un très beau 2011 qui devrait être dépassé par 2012, car mes premières dégustations sur certains grands Pomerol laissent présager des lendemains qui sentent bon la violette.
Torre Coccaro
C'est un de ces petits matins bénis : le ciel limpide et translucide semble filer tel un souffle, les lumières dansent avec le vent et les oliviers séculaires s’élancent comme dans un balet baroque avec une perspective sur l'Adriatique.
La terre de la Masseria Torre Coccaro exhale les parfums enlacés, robustes et délicats des Pouilles.
Entre Bari et Lecce, cette ancienne ferme transformée en hôtellerie néohaciandamauresque offre un puissant lien avec sa ruralité pleinement assumée. L'endroit possède de l'aura en même temps qu'une tranquillité préservée et un passé traversé par des générations d'artisans de la terre. Autour de moi se tissent doucement ces mille petits fils inextricables qui finissent par si bien vous envelopper qu'on ne s'échappe plus. Les chambres expriment au mieux cette langoureuse douceur de vivre. Partout le mobilier se met à l’unisson d’un esprit pastoral servi par un raffinement omniprésent.
C’est en visitant le jardin que l’on comprend comment Vito Giannuzzi cultive ses recettes. Entre chicorée et basilic-citron, il retrouve sa gaieté naturelle, et suivant le souffle du vent, le profil du basilic et la luminosité ambiante, il vous repeint la carte à l’humeur du moment. Il cueille le goût là où il se retrouve, dans les herbes, les fleurs, les racines ou la terre.
Cette cuisine sonne l'heure revigorante des légumes et des poissons locaux,avec des assiettes sudistes vaillantes qui dessinent un jardin en liberté et une mer à disposition. Elles donnent faim au premier coup d'oeil et vous soudent à la chaise.
Cela vous restitue des plats au phrasé pur loin de l'accélération débridée de la Lombardie : fenouil et carrottes apérifs, agneau de Fasano fondant, chicorée aux anchois tonique, denté aux olives nacré, tarte ricotta bien dans la tradition.
Les vins blancs issus du cépage verdecca sont ceux ont ce qu'il faut de fraîcheur harmonieuse, et les rouges comme le 2010 Marmorelle Salento vous tiennent par le coude pour vous accompagner de leurs notes d'épices et de leur matière dense et veloutée. Ils sont le juste contre point. Directeur de l'établissement Vittorio Muolo sait tenir son petit monde, jauge les tablées, vérifie le niveau des vins et la tenue des plats servis. De sa voix chantante il fait briquer les mots. Les échappées belles autour de la Masséria sont nombreuses, de Monopoli à Lecce en passant par Ostuni.
Masseria TORRE COCCARO
C.da Coccaro, 8
72015 Savelletri di Fasano (Brindisi) Puglia - Italy
Tel +39 080.482.93.10 - Fax +39 080.482.79.92
info@masseriatorrecoccaro.com - p.iva 01919030740
http://www.masseriatorrecoccaro.com/it/home/
Les truffes républicaines du Bristol
À une voie de l’Élysée, Epicure le restaurant de l’Hôtel Bristol s’est donné les moyens de trufficoter au sommet de l’État et il n'y a pas d’abstention car Éric Fréchon fait le plein des voix pour son programme du diamant noir que ce soit auprès de la gauche truffière ou de la droite melanosporum.
Dans cette cuisine où se côtoient la force et la douceur, la vivacité et l’onctuosité, la création et le classicisme, les saveurs affûtées de ce Gambetta du piano fouettent, aiguillonnent tout en stimulant.
On s’abandonne avec délectation au tourbillon aromatique du macaroni à la truffe noire, artichaut, foie gras de canard, gratinés au vieux parmesan.
On ne peut que succomber devant le pot au feu de boeuf aux truffes noires en trois versions: moelle en royale et purée de céleri pour ceux qui ont la peau du centre bien tendue, avec légumes et foie gras pour les hussards bleus du Périgord, et avec un bouillon infusé au shiitaké servi en montgolfière pour les hollandistes qui ont affûté leurs arguments de campagne dans ces lieux.
C'est ici que Giscard succomba au céleri rémoulade à la truffe noire, Raymond Barre se pâma devant une soupe de lièvre à la royale et Nicolas Sarkozy fut initié au bouillon de poule lié à la purée de truffe noire et lard paysan.
On y vit Jack Lang savourer le homard luté à la truffe noire,
et de Gaulle préparer l'Europe avec Adenauer.
Pour ajouter au bien-être ambiant le directeur, Didier Le Calvez, passionné de vin peut désormais servir son cru de Puisseguin, un satellite de Saint-Emilon, le Château Clarisse. La cuvée domaine 2010 offre un tanin profond et enrobant, déjà d'une belle sensualité, et la cuvée Vieilles Vignes présente des flaveurs de violette irrésistibles et une suavité confondante avec ce qu'il faut d'énergie.
Ce domaine vaut largement la plupart des grands crus de Saint-Emilion et son prix se veut raison garder. Dans ce palace préféré des français, les produits viennent de tout l'hexagone, on y pratique le made in France depuis longtemps.Les gens du Bristol affichent une forme de sérénité, ils font dans la constance tout en travaillant les cartes, et ils gardent cette forme de détachement chaleureux qui leur permet de se situer au-dessus des modes politiques et gastronomiques. Ici, chacun vient soutenir le parti du bon goût.
Hôtel le Bristol
112 rue Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Tel : +33 1 53 43 43 00
www.lebristolparis.com
L'homme du salon des vins de Loire:Thibaud Boudignon Coeur de Lion,
Barbe à la Henri II de Plantagenêt,Thibaud Boudignon est le Richard Coeur de Lion du chenin. Directeur du Château La Soucherie depuis 2007, il a redonné à ce domaine d'Anjou son lustre d'antan et la résonnance de ses vins a illuminé le Salon des Vins de Loire!
Depuis quelques millésimes, il cultive pour lui, le weekend un peu plus de deux ha de chenin classés en Anjou blanc et quelques ares de Savennières. Les 2010 et 2011 sont des modèles de style et doivent figurer dans toutes les caves d'amateurs de grands chenins secs et les 2012 s'annoncent somptueux. L'Anjou blanc 2011 offre à la fois onctuosité en attaque et tension vibrante derrière.
Il joue parfaitement sur une blanquette d'escargos aux pleurotes, enveloppant le plat tout en le relançant par son tranchant. La cuvée Françoise 2011 est un hommage à sa mère qui peut être fière de ce cru quasi cristallin qui possède énergie et verve. Ce vin marque de son empreinte la dégustation : dans sa pureté et sa précision, il offre l'équilibre parfait et la bouteille se révèle vite trop petit. Voilà un cru qui fait merveille sur une salade de langoustines aux agrumes.Les 2012 sont ébouriffants de pureté, le Savennières fera date par son allonge et sa recherche absolue de la minéralité, avec une allonge remarquablement cristalline. Les Anjou blancs sont encore supérieurs par leur maturité stylée aux 2011, 2010. Ce trio majeur de 2012 était en chenin sec ce que j'ai goûté de meilleur sur le salon d'Angers, on est sur un niveau de premier cru et grand cru de Bourgogne.
Pas dans les étoiles et les toques mais tellement bon
Que ce soit le guide rouge pour les étoiles ou le guide jaune pour les toques, il n'y a pas beaucoup de considération à moudre pour Guillaume Dallay, le chef du Choiseul à Amboise.
Au pays de François Ier, les critiques officiels de la cour ont le palais en berne.
On aime se glisser à table dans la grande salle à manger qui surplombe la Loire et où la souriante Adeline Leballeur connait ses crus ligériens sur le bout du bouchon.
Ici le temps est plus lent qu'ailleurs, il faut savoir vivre sans impatience, en savourant les alliances de l'oeuf cuit à basse température, du saumon fumé,de la mousseline d'ail, roquette et lait fumé, un plat tout en suavités avec des accents malicieux qui relancent de façon subtile la fin de bouche.
Tout en finesse, le suprême de faisan diffuse ses saveurs à la fois sauvages et délicates à un bouillon de châtaignes grillées et son toast au lard gras, c'est un joli plat de chasse tout en nuances.
Bien dans son iode la tarte fine de homard au guacamol, et ses pinces croustillantes aux légumes et jus crèmé a ce qu'il faut de percussion.
Nacré à souhait le bar est cuit justement sur sa peau, il est joyeusement accompagné de salsifis caramélisés croquant et d'une marinière de moules aux champignons infaillible. Cette technique déliée avec ce qu'il faut d'intuition ne manque pas de grandeur.
Pour terminer en légèreté, on se laisse aller sur un sablé breton dans tous ses états.
Je suis encore sous le charme et me demande ce que fait le compteur d'étoiles avec son télescope gastronomique !
Hôtel Choiseul & Restaurant le 36
36 qu. Charles Guinot
37400 Amboise
Tél. : 02 47 30 45 45
Fax : 02 47 30 46 10
http://www.choiseul-hotelrestaurant.com
Mail : choiseul@grandesetapes.fr
Prats d'Estournel !
Dans l'histoire tellurique de Cos d'Estournel, Jean-Guillaume Prats reste l'une des éminences tanniques qui a porté le cru à un niveau jamais atteint. Ce second cru classé reste par son aspect lié à Louis Gaspard d’Estournel: ses délires architecturaux paraissent dignes de Louis II de Bavière. Son goût pour l’exotisme et ses voyages au pays du soleil levant lui inspirent les pagodes chinoises et la porte de palais venue de Zanzibar. En plein classicisme architectural XIXème, cela décoiffe. Menant grande vie, il s’endette lourdement et il doit revendre le château et le vignoble en 1852. Après une période d’instabilité, la famille Ginestet lui redonne à partir de 1917, tout son lustre. Ses petits fils Prats assurent dignement la continuité.
Lorsqu’en 2000, ils vendent le domaine à Michel Reybier, l’arrière petit-fils Jean-Guillaume Prats en assure la direction avec brio,en prenant toute la dimension du cru : il donne sur les derniers millésimes une nouvelle impulsion, en initiant un projet visionnaire. Une restauration des bâtiments a permis aux pagodes de retrouver leur aspect du XIXème siècle. Dans ce temple du vin, il pilote la construction du nouveau chai où l’on procède désormais depuis le millésime 2008 à la vinification par gravité pour respecter au mieux l’intégrité du raisin.
Un tri exigeant de la vendange, des remontages effectués à l’aide de 4 cuves-ascenseur ainsi qu’un contrôle précis des températures de fermentation favorisent la sélection des tanins les plus moelleux et la préservation du fruit. Aujourd’hui Cos s’étend sur 91 hectares. Sur les graves maigres des sommets et sur les versants sud, les Cabernet Sauvignon (60% du vignoble) trouvent leurs sols de prédilection. Ces vignes plantées sur ses sommets plongent très profondément. Sur les pentes est et sur les côtes où le socle calcaire de Saint-Estèphe affleure, les Merlots (40% du vignoble) excellent. Le pourcentage de Cabernet ou de Merlot dans chaque millésime varie bien sûr selon le climat de l'année qui favorise tour à tour l'un ou l'autre, mais en 2008, la forte proportion de cabernet sauvignon font de Cos l’un des sommets du millésime.
On est ici à la frontière entre Pauillac et Saint-Estèphe, car Cos n’est séparé de Château Lafite que par la 'jalle' (ruisseau) du Breuil ; ceci explique que Cos soit le plus Pauillac des Saint-Estèphe par sa finesse et ses aspects épicés, tout en étant très voluptueux dans sa texture. C’est généralement le plus corsé des vins du Médoc. Si le 2009 est l'un des plus sensuel de l'histoire du cru, 2010 atteint un niveau d' équilibre qui tutoie toutes les étoiles, avec de la profondeur, une texture de rêve, un tanin aristocratique vibrant et une finale qui rayonne de la plus belle des façons.
Jean Guillaume Prats peut partir tranquille, voguer vers d'autres horizons,
il sera difficile de faire mieux que Cos 2010.
CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL
33180 Saint-Estèphe
France
Tél. +33 (0) 5 56 73 15 50
Fax +33 (0) 5 56 59 72 59
e-mail: estournel@estournel.com
Les visites se font sur rendez-vous du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 17h30.
http://www.estournel.com/fr/accueil/
Pas dans les guides mais tellement bon : La Nappey Vallée de Mehun sur Yèvre
La Nappey Vallée de l'Yèvre regroupe tous les Nappey trentenaires vivant en Val de Loire et qui viennent d'installer leur soeur Amandine dans cet écrin sis à l'ombre du château où grandit Charles VII. Toutes les reconquêtes partent du Berry et celle là mérite déjà de figurer dans le livre d'heures du duc Jean.
A 28 ans, cette Agnès Sorel des fourneaux s'en donne à coeur joie : après des classes dans les forteresses que sont le Plazza Athénée, le Bristol et le Meurice, la voici "Aux saveurs du marché" sur la place de Mehun sur Yèvre dans un style bistronomique gothico-berrichon !
Dès le chamalo chèvre/poire on sait de quel côté tourner.
Le duo artichaut croquant et foie gras moelleux prend de la hauteur grâce à des cuissons millimétrées.
Le saumon fumé délicatement parfumé explose en bouche et son escorte cressonnée donne de la couleur à la journée.
La mousse de betterave qui tutoie l'oeuf mollet et la royale de chèvre semble parfaitement rodée.
Servie généreusement, la côte de veau fondante est de la plus noble origine, elle témoigne du souci de mettre le produit sur le devant de l'assiette.
Pour clore cette joyeuse dégustation, le soufflé à la pistache est réveillé par un sorbet au lait de brebis qui tutoie des figues poêlées.
Quant au vacherin mandarine à la verveine il se réjouit de son escorte de meringue mandarine et citron jaune.
La carte des vins est équilibrée avec de belles cuvées sélectionnées par Kevin Nappey, toujours très en verve lorsqu'il s'agit de servir, le Racines 2005 de Courtois, le blanc 2007 de Franck Besson, ou le Chassagne Chenevottes 2010 de Dublère.
Depuis quelques jours, Amandine est consacrée Maître Restaurateur, d'autres lauriers devraient suivre ...
AUX SAVEURS DU MARCHE
12 place du 14 Juillet 18500 Mehun-sur-Yèvre
Téléphone : 02 48 30 87 22
http://www.restaurant-auxsaveursdumarche.com
E-mail : contact@auxsaveursdumarche.com
Merci de nous indiquer l'objet de votre e-mail.
Ouverture du mardi midi au dimanche midi (sauf mercredi soir).
Accueil du déjeuner entre 12h et 14h
Réservation conseillée pour les groupes et salon privé (10 pers.).
Accueil du dîner entre 19h et 21h30 en semaine et jusqu'a 22h le week-end - réservation conseillée.
Mon calendrier de 2013
Entre calendrier des Postes, Almanach Vermot, éphéméride maya ou effeuillage Pirelli, pour 2013 j'ai fait mon choix, j'opte de façon délibérée pour le second calendrier d'Arômes de jeunesse, celui de la génération montante de Saint-Emilion.
Ils n'ont pas la trentaine, sont fils ou filles de....mais ils se font déjà un prénom sans jamais se départir de leur bonne humeur.
Yohann Aubert, Lucie Brun, Audrey Lauret, Céline Lauret, Cyril Pouget, Nicolas Prince, Paul Arthur Bardet et Lambert Musset posent de la façon la plus drôle pour illustrer les douze mois de l'an nouveau, avec un treizième mois qui vaut son pesant de merlot. Le bénéfice des ventes est destiné à restaurer certains monuments du patrimoine local.
Au delà de la présentation, j'ai goûté avec joie, la subtilité du Château Pindefleurs 2010, mis en tanins par Audrey Lauret qui impose progressivement son style à ce grand cru.
Autre personnalité majeure de cette jeunesse tannique de Saint-Emilion, Nicolas Prince est issu d'une famille de courtiers bien en cour sur les deux rives, son Clos des Prince 2010 a de l'énergie et un bon volume de bouche.
Généreux et élégant comme La Couspaude 2010, Yohann Aubert a le sens de la fête et la convivialité à fleur de barrique.
Quant à Lucie Brun et Cécile Lauret, avant de parler de leurs mérites œnologiques, j'aimerai louer leur prédisposition à la lamproie et aux terrines...
Cyrano de la bande Cyril Pouget vient du Bergaracois et garde contact avec ses anciens copains du lycée viticole de Montagne Saint-Emilion pour le meilleur et le tanin. Ses crus ont déjà une belle personnalité.
Cette joyeuse équipe possède un enthousiasme que je partage pour vous souhaiter une excellente
ANNEE 2013 !






























































