Lettres de goût par Denis Hervier

29 mai 2014

Quand Margaux dégrafait son corps sage

 

MDC_BX2014__5_

Dans une ambiance lascivo tannique, sous les sunlights de l' Eclipse, le Moulin Rouge bordelais, le repas des maîtres de chai vient de souffler sa 31ème bougie dans une atmosphère des plus délurées.

 

photo_002

 

Une nouvelle fois Château Margaux s'est affirmé dans sa version 2007 comme l'un des vins de l'après midi, sa robe limpide dégage de beaux reflets pourpres; dans un style très Brassens, le vin dévoile alors un corps sage d'une grande élégance, le tannin distingué se révèle persistant, il résonne comme un hymne à la féminité avec cette part masculine propre au cru.

 

MDC_BX2014__4_

 

 

Lorsque résonne le french cancan, on fait vraiment le grand écart avec les 2004, 

le tanin du Château Latour se durcit,

le Château Pichon Comtesse se pâme,

le Baron se fait plus caressant et Palmer offre sa suavité.

 

 

photo_001

Le quadrille des saint julien est parfait :

le Ducru Beaucaillou 2008 se montre crémeux et satiné,

le Léoville Poyferré 2003 généreux 

et le Léoville Barton 1998 d'un classicisme savoureux.

 

 

La revue continue avec le pas de deux des 2006 :

photo

le Château Grand Puy Lacoste affirme sa force tranquille et l'Yquem se montre rayonnant.

 

MDC_BX2014__8__001

Avant la polka des adieux, les leveurs de coude relèvent les jambes d'un Mouton Rothschild 2008 à la persistance froufroutante. 

 

Posté par Denis Hervier à 20:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Fin »